Petite histoire du sacrement de confirmation

Vendredi 8 mai 2015 // Etapes de la vie chrétienne

Source : "Heureux de vivre" - Sel de Vie - Edition CRER

Dans l’Église primitive, le baptême était complété du don de l’Esprit Saint par l’imposition des mains faite par un apôtre.

Au 2e siècle, un autre signe accompagne l’imposition des mains : la chrismation, l’onction avec le saint chrême.
Le rit se précise progressivement et ce n’est qu’au 5e siècle qu’apparaît le mot "confirmation" pour désigner le don de l’Esprit donnée après le Baptême.

Depuis la fin du 4e siècle, an Occident, la confirmation se sépare peu à peu du Baptême. En effet, l’extension de l’Église dans les campagnes empêchait l’évêque de célébrer lui-même tous les baptêmes. De ce fait, la confirmation était reportée jusqu’au passage d’un évêque dans la paroisse. Il n’y avait pas d’âge pour être confirmé... Il fallait seulement être baptisé et attendre la venue d’un évêque !

En 1910, le pape saint Pie X demande qu’on admette à l’eucharistie les enfants dès "l’âge de raison" vers 7 ans. La confirmation n’est alors donnée qu’après la première communion. L’ordre des sacrements devient alors : Baptême - Eucharistie - Confirmation.

En France, le sacrement de confirmation est donnée longtemps après l’Eucharistie, car il est devenu peu à peu le sacrement de l’engagement dans la vie de l’Église. Il est souvent proposé à la sortie de l’adolescence et de nombreux adultes le demandent aujourd’hui.

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