L’Assomption

Dimanche 6 août 2017 // Actualités

Une croyance, une fête, un dogme

Que fete-t-on a l’Assomption ?
Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints.

La fête exprime cette croyance : chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie .

En 1950, le pape Pie XII estime utile de proposer une définition plus précise : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ». La définition fait partie des dogmes de l’Église.

Pourquoi fête-t-on l’Assomption le 15 août ?

Les premiers chrétiens ont très vite voulu honorer la mémoire de leurs saints, les martyrs d’abord, puis d’autres témoins de la foi. Ils ont pris en particulier l’habitude de se réunir au jour anniversaire de leur mort, auprès de leurs tombes quand cela était possible. Ils voyaient en effet ce jour comme leur dies natalis, le jour de leur vraie naissance, naissance… au ciel ! Le culte des saints s’est ensuite organisé : certaines dates locales se sont répandues, des calendriers ont été fixés peu à peu, etc…

pourquoi célébrer l’Assomption le 15 août ?Abordée selon cet angle de vue, la fête de l’Assomption a été une manière pour l’Église ancienne de célébrer le dies natalis de la Vierge Marie, mais avec une difficulté : le Nouveau Testament n’évoque jamais les derniers moments de la vie terrestre de Marie et seule la littérature apocryphe en propose plus tard des récits plus ou moins légendaires ; en fonction de ces récits, aucune date précise ne se dégage et les premiers chrétiens ont même été jusqu’à vénérer trois tombes de Marie !

Quand on reprend l’histoire, l’explication la plus probable du choix de la date du 15 août a son origine dans la tradition ancienne, racontée notamment dans le Transitus B.M. Virginis, selon laquelle le corps de Marie aurait été enseveli près de Jérusalem, dans une grotte de la vallée de Josaphat (Cédron). Au concile de Chalcédoine, en 451, l’évêque de Jérusalem, Juvénal (421-458), raconte que ce tombeau est trouvé vide trois jours après l’ensevelissement puis que l’empereur Théodose (379-395) y fait bâtir une église où les pèlerins affluent très vite. À son retour du concile, le même Juvénal réaménage les lieux et le 15 août correspondrait à la date de la dédicace – l’inauguration – de l’église agrandie. Un siècle plus tard, l’empereur byzantin Maurice (582-602) continue la construction et, pour diverses raisons, impose la date dans tout son empire. Appelée la Dormition de Marie puis bientôt l’Assomption, la fête devient vite populaire et s’étend au monde latin.

Quels que soient les motifs du choix de la date, l’essentiel pour les chrétiens est de saisir l’occasion pour honorer la Vierge Marie :

elle a su dire « oui » à Dieu et ce « oui » a changé sa vie et celle du monde.

La fête les aide aussi à réaliser combien un tel « oui » peut conduire à une proximité durable avec Dieu : la voilà élevée auprès de Dieu, corps et âme – tout compte aux yeux de Dieu ! – ; qui plus est, elle est la première d’une longue série, car ce qui lui arrive anticipe en réalité le destin promis aux autres hommes, s’ils suivent, à leur manière, son chemin.

Teste issu du site de l’église catholique, cliquez sur ce lien pour y accéder.

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