HOMELIE DE PAQUES

Mardi 25 avril 2017 // Actualités

Nous célébrons cette joie de pâques, après un grand temps de carême. Seuls donc ceux qui ont fait des efforts durant le carême peuvent se rendre compte de l’importance de cet événement, c’est-à-dire la gravité du mystère pascal qui n’est rien d’autre que le passage et la renaissance.

Au départ, la pâque nous rappelle qu’à l’époque de Moïse, le peuple hébreu a été libéré de l’esclavage d’Egypte. Il a passé la mer rouge pour s’acheminer vers la terre promise. Pour nous les chrétiens, pâques veut alors nous dire que Jésus est passé de la mort à la vie : un passage qui nous fait renaître à une vie nouvelle. Célébrer la résurrection, pour nous, veut dire passer avec Jésus de la mort à la vie, c’est passer du pays de la servitude à la libération au salut.

Trois témoins se retrouvent devant un tombeau vide.
La première à arriver est une femme, Marie Madeleine. Elle vient rendre hommage à Jésus. En allant embaumer le corps de Jésus, elle veut poser un dernier geste d’amour de reconnaissance, geste délicat et gratuit. Avec elle, nous retrouvons la figure de la charité qui doit marquer notre vie chrétienne. Marie Madeleine nous apprend ainsi à croire en l’amour et à persévérer dans l’amour.
La seconde personne qui arrive à la tombe est Jean. Il court vers le tombeau avec tout son élan de la jeunesse, laissant derrière lui, Pierre, il arrive au sépulcre, il voit et il croit. Ce qu’il voit c’est le tombeau vide, et cela lui suffit pour croire. Jean est donc cette figure de la foi en la résurrection. La foi est cette nuit, parce que l’on ne voit pas. Mais c’est une nuit plus lumineuse qu’un plein midi. A celui qui met sa confiance dans le Christ, il lui est donné de voir là où les sages de ce monde ne voient rien.
La dernière à arriver en course reste Pierre, celui qui a renié Jésus, trois fois de suite. Quand il prend conscience de sa faute, au lieu de désespérer comme Judas, il trouve la raison d’espérer malgré son péché. Pierre est donc la figure de l’espérance pascale. Quand nos péchés nous conduisent dans des impasses, Pierre nous montre que pour nous sauver, il nous a fallu la croix. Malgré nos péchés, Dieu continue de nous faire confiance en nous donnant la chance de renaître. Même si vous êtes tombé très bas à cause d’un péché, ne perdez pas confiance en la miséricorde de Dieu. Tournez-vous vers lui pour renaître. Ainsi, célébrer la résurrection, aujourd’hui, c’est prendre l’option pour la vie et nous laisser envahir par l’amour de Dieu. C’est prendre l’option pour faire reculer en nous ce qui nous conduit à des guerres, des violences, à la haine et au mépris des autres. C’est, au contraire, avoir le désir de vivre en ressuscité avec lui.

Frères et sœurs, que les grâces de pâques nous ressuscitent tous, dans ce que nous sommes et ce que nous faisons pour l’amour des autres Amen.

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